21févr.

Les légumes ne connaissent pas de frontières

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Savez-vous planter des choux à la mode…du Québec ? Comment faire pousser des légumes sous un climat rude et en zone de montagne ? Quel est le meilleur modèle de production pour se diversifier et gagner en rentabilité ? Autant de questions qui empêchent parfois de se lancer ou de diversifier son activité, faute de réponses concrètes…

C’est justement ce que le maraîcher québécois, Timothé CROTEAU, était venu apporter ! Il cultive des légumes bio sur moins d’un hectare et produit entre 175 et 200 paniers de légumes par semaine.  Devant une quarantaine de personnes, le fondateur des Jardins d’Inverness, a présenté son modèle de production, qui allie une bonne organisation du travail et une bonne rotation des cultures, afin de gagner en productivité et en qualité de vie. Pour lui, si on peut faire simple « il faut faire simple » et aller à l’essentiel, il explique : « J’ai choisi d’utiliser le moins de machine possible et je limite au maximum les opérations ; par exemple j’ai bien réfléchi où installer mon hangar pour stocker mon matériel afin d’optimiser au mieux mes déplacements. ». Du bon sens me diriez-vous ! Mais qui permet de gagner en efficacité et de limiter les déplacements, donc aussi, de gagner du temps ! Dans son modèle, rien ne semble révolutionnaire, sinon sa simplicité.

La conférence s’est poursuivie par une présentation de producteurs Vosgiens en montagne et en plaine qui se sont adaptés à leur milieu. Yann PIERREL, fondateur des Champs des Coteaux à Thiéfosse, a lui aussi présenté son modèle de production et son organisation du travail.  Installé depuis 2009, il produit 115 paniers de légumes par semaine et vend l’essentiel de sa production dans les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) et en vente directe. Son activité, également sur une petite surface, est rentable. L’après-midi s’est terminée par trois ateliers où il était question pour les participants de réfléchir au développement de la filière légumes dans les Vosges.

3 questions étaient posées : Comment identifier et qualifier les débouchés pour les producteurs et porteurs de projet ? Produire et vendre des légumes sur le même territoire : chacun pour soi ou tous ensemble ? Quels sont les atouts à mobiliser et les freins à lever pour produire des légumes dans les Vosges ?

Encore de nouvelles questions auxquelles il faudra répondre, si l’on veut développer une agriculture plus raisonnée et manger mieux et local ! C’est un défi qui vaut la peine d’être relevé !

©crédit photo "Les Champs des Coteaux"

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